Au jardin écologique du Gué au cheval

Astuces / techniques

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dimanche, janvier 31 2010

Les premiers travaux de l'année au jardin.

Alors que les derniers tas de neige fondent ici et là, le beau temps fait sortir le jardinier de son apparente torpeur.

Ce dimanche a été le moment idéal pour couper toutes les vivaces rustiques (gaura, achillée, anémone du Japon, aster…) et les graminées (pennisetum, miscanthus, phalaris) qui ont fleuries l’année dernière et dont les restes de feuillage devenus secs avec leurs couleurs du jaune au noir en passant par le rouge ont égayés l’automne entier. Ces feuillages qui ont accueillis les toiles des araignées courageuses, le givre des nuits les plus rudes et qui ont permis de faire une ultime présence herbacée cet hiver n’ont pas toujours résistés au vent ou à la neige abondante des derniers jours.

La coupe s’effectue au ras du sol, au sécateur à main. Bien sur il reste encore de nombreux jours de froid mais ces plantes ne souffriront pas d’être taillées à cette époque de l’année. Même si les perce-neige nous offre déjà le blanc pur de leurs toutes premières fleurs, le réel réveil de la végétation est encore loin… la patience n’est-il pas la mère de la sagesse.

Consolons nous dans les catalogues des graineteries afin de prévoir les futurs légumes qui orneront le potager et nous les ferons aimer dans l’assiette ; et puis oublions les Hybrides F1 sans intêret…

Et si comme moi l’esthétique de votre potager est tout aussi important que d’avoir une récolte de légumes abondante ou de produire écologique, je vous invite à lire cet excellent livre :

Titre : Potagers déco

Auteur : Philippe Ferret

rustica éditions

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samedi, janvier 16 2010

"Neige en janvier, vaut du fumier"

Ce proverbe est effectivement fondé (ils ne le sont pas tous en matière de jardinage).

La neige est riche en azote, élément utilisé par les plantes pour la pousse des parties vertes (tiges, des feuilles...). En effet, le N2 (élément qui ne peut être absorbé par la plante) contenu dans l'air est séparé par les éclairs dans le ciel et devient N, élément qui lui est assimilable par la plante, ce dernier va se fixer sur la neige qui va tomber.

La neige peut donc être utilisée en la faisant fondre pour produire de l'eau que l'on va se servir pour arroser les plantes (d'intérieur par exemple, en prenant garde à la mettre à la température de la pièce où se situe la plante afin d'éviter les chocs thermiques).

La neige forme aussi une couche isolante qui va protéger les plantes des températures négatives ou des changements trop brusques de températures (changements qui sont souvent plus néfastes que les températures très froides pour les plantes). Sous la neige la température avoisine les 0°C. Bien sur la neige ne doit pas être compactée sinon l'effet ne se vérifiera pas.

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lundi, novembre 23 2009

Potiron d'Alençon

Fouillant le net à la recherche de variétés de légumes intéressantes (oui le potager 2010 se prépare dès maintenant), j'ai enfin trouvé des graines du potiron d'Alençon, variété ultra locale puisque cette dernière a été conçue ici à Alençon. Après avoir trouvé des graines de tomates au Canada, c'est cette fois ci en Suisse à KCB-Samen une boutique en ligne qui vend plus de 700 variétés de courges que je l'ai trouvée.

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jeudi, juillet 16 2009

Favoris

Et si vous mettiez le blog du jardin écologique du Gué au cheval dans les favoris de votre explorateur ?!

DSCF5835.jpg Rudbeckia

dimanche, juillet 5 2009

Le greffage des arbres fruitiers

A quoi ça sert de greffer ? En voilà une question simple mais importante !

La greffe des arbres est un mode de reproduction asexuée qui permet au même titre que le bouturage, le marcottage... de reproduire des végétaux à l'identique, avec les mêmes caractéristiques que le pied mère. Le semis qui est un mode de reproduction sexuée mélange les caractéristiques des parents.

Le greffage permet d'obtenir des vigueurs plus ou moins importantes selon le porte-greffe que l'on va choisir, un arbre palissé aura besoin de moins de vigueur qu'un arbre de plein vent par exemple.

Le choix entre différents porte-greffes permet aussi d'adapter son fruitier au type de sol que l'on a, ce qui permettra un meilleur développement de l'arbre, de le rendre moins sensible aux maladies également.

De plus le greffage permet d'avoir des arbres plus rapidement que par le semis.

Greffer quoi ou qui ?

Aujourd'hui dans le commerce nous trouvons la plupart du temps des fruits qui sont adaptés à la culture intensive, sont certes plutôt beaux mais qui ne sont pas toujours très riches en goût, par exemple la pomme granny est belle, un beau vert sans aucune tâche, elle n'a pas un goût terrible et il faut savoir que le pommier granny ne peut s'empêcher de cotoyer les pesticides pour que ses fruits aillent tranquillement à maturité sans ravageurs et sans tâche comme le consommateur les aime. Donc notre système fait progressivement disparaitre les variétés de nos campagnes, que les générations d'avant ont su développer, c'est du patrimoine génétique qui disparaît. Variétés qui sont souvent très bien adaptées à des localités.

Pourtant notre patrimoine en ce qui concerne les variétés de fruits est très riche (exemple pour les pommiers : ici).

Comment greffer ?

Il y a plusieurs techniques pour greffer deux végétaux, j'applique la greffe en fente en période de repos de végétation (en février-mars la plupart du temps).

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On récupère un rameau de l'année précédente sur un fruitier, il sera appellé greffon, ce dernier sera choisi en fonction de la variété que l'on souhaite obtenir. Après avoir taillé le greffon en biseau, on l'insère dans un porte-greffe préalablement fendu sur le dessus. Ensuite on entoure un raphia naturel autour de la greffe et on enduit de mastic de cicatrisation afin de maintenir le point de greffe à l'abri de l'air, de l'eau et des maladies.

DSCF2255r.jpg Porte greffe M106.

DSCF2269r.jpg Le porte greffe est fendu et est prêt à recevoir le greffon.

DSC00787r.jpg Pommier 'Reinette du Mans' greffé et planté en pépinière de pleine terre en mars 2009.

DSCF5615r.jpg Les pommiers greffés en 2009, notez la branche de noisetier au dessus des pommiers qui permet aux oiseaux de se poser dessus afin d'éviter qu'ils viennent casser les greffons.

DSC00256r.jpg Plantation de pommiers en février 2009, les pommiers ont alors que 13 mois (greffe en mars 2008).

Je dois une grande partie de mon savoir aux Croqueurs de pommes et en particulier à la section Maine-Perche, n'hésitez pas à leur rendre visite dans les foires ou les bourses aux greffons, ils sont très accessibles et adorent partager leur passion des fruitiers et leurs anecdotes ! Vous pourrez repartir avec des arbres fruitiers de qualité pour seulement quelques euros et avec une multitude de conseils. Je suis maintenant adhérent à leur association.

http://www.croqueurs-de-pommes.asso.fr